Projet intégrée des catastrophes et des terres (PGICT)

Place aux derniers réglages

Une mission d’appui à la mise en oeuvre du Projet gestion intégrée des catastrophes et des terres (PGICT) de la Banque Mondiale séjourne au Togo depuis le 13 février dernier. Objectif, passer en revue l’état d’avancement de toutes les composantes du projet. A quelques jours de la fin du séjour (prévue pour le 24 février) de la délégation, un atelier a été organisé ce mardi par les responsables du PGICT à Lomé pour échanger sur l’état de la mise en oeuvre dudit projet.

Mesurer l’avancement des activités organisées dans le cadre du PGICT et trouver les voies et moyens pour amplifier ses résultats, voilà ce à quoi s’attellent à Lomé ce mardi acteurs nationaux impliqués dans la mise en oeuvre de ladite initiative et experts de la Banque Mondiale. Et pour cause, en juin prochain, la mise en oeuvre du PGICT sera arrivée à terme.

Grâce à cette initiative du gouvernement lancée en 2012 et soutenue par la Banque Mondiale, plusieurs actions ont été menées dans le pays.

Au titre des acquis du PGICT depuis son démarrage on peut citer la cartographie nationale des zones vulnérables aux inondations, la mise en place de plateformes de réduction de risques de catastrophes , l’équipement des directions de la météorologie, de l’hydrologie et de la croix rouge en divers matériels dont ceux de collectes de données, de mesure de niveau d’eau et de précipitations. Les sapeurs pompiers ont été également équipés grâce au PGICT en matériel de pompage et matériels roulants en plus des unités de secours. A cela s’ajoutent le financement et la réalisation de sous-projets communautaires d’adaptation aux changements climatiques allant de la construction de caniveaux au reboisement passant par la réhabilitation de pistes et la construction de retenues d’eau entre autres. Aussi les populations ont été sensibilisées à la gestion durable des terres. Environ 17000 emplois directs et indirects ont été également crées grâce audit projet.

Aujourd’hui, il faut penser à la pérennisation des acquis voire la mise sur pied d’un projet qui vient compléter celui ci, raison de cette rencontre.

« Le PGICT tire à sa fin alors qu’il nous faut encore faire plus. Mieux encore, les résultats obtenus doivent être capitalisés et portés à échelle. Les besoins restent immenses ; et nous avons pour preuve que sur plus de 500 demandes de financement de sous projets, à peine une centaine ont été sélectionnés et sont en cours d’exécution. La question de la transposition à grande échelle des acquis reste entièrement posée », a indiqué André Johnson, ministre de l’environnement et des ressources forestières. Mais rappelle-t-il aussi , « des comités se mettent actuellement en place pour assurer la pérennisation des acquis à travers des chartes de gestion définissant des rôles et responsabilités des acteurs et le partage de retombées ».

D’un coût de 16,948 millions de dollars (environ 10 milliards de FCFA), le PGICT est mis en œuvre par le ministère en charge de l’environnement. Il prendra fin en juin 2017.

A propos de l'auteur

Ghislain A.-K.

Jeune journaliste, il est un rédacteur du site d’informations pa-lunion.com

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