Ce samedi dans les rues de Lomé

Nouvelle mobilisation de l’opposition

L’ambiance était celle des grands jours, ce samedi dans les rues de Lomé. Sympathisants et militants de l’opposition ont marché suite à un nouvel appel à manifester, et ont observé un sit-in à la plage, point de chute de la manifestation.

Tamtam, sifflets, vuvuzelas.., tous les moyens étaient bons pour faire du bruit, ce samedi dans les rues de la capitale togolaise. Dans une bonne ambiance, militants et sympathisants de l’opposition étaient une fois encore au rendez-vous, le troisième de la semaine, après les manifestations des 29 et 30 novembre 2017. Les uns, sifflets ou vuvuzelas à la bouche, se font entendre. D’autres, munis de tam-tams et autres instruments de musique traditionnels, ne font pas moins. Ils ont répondu nombreux à l’appel des leaders de l’opposition pour réclamer – comme c’est le cas depuis le 19 aout 2017 –, le retour à la Constitution originelle de 1992 et le vote de la diaspora.

Dans cette foule toute en liesse (plus de 600.000 manifestants selon les organisateurs), l’on aperçoit des pancartes et banderoles hostiles au président de la république et au gouvernement : « Faure Dégage », « 50 ans de royauté, c’est assez », peut-on lire. Ils étaient, pour la plus part, habillés en rouge, rose et orange, couleurs de quelques partis membres de la coalition des 14 partis.

Presque tous les chefs de partis étaient à cet énième rendez-vous du genre. Jean-Pierre Fabre de l’ANC, Brigitte Adjamagbo de la CDPA, tous ont défilé un à un sur le podium pour entretenir la foule à la plage de Lomé, point de chute de la marche. Ils ont, d’une seule voix, mobilisé leurs militants pour les prochaines échéances, avant d’appeler les « chrétiens et musulmans à continuer les prières pour l’aboutissement de la lutte  ».

Nouvel appel
Selon Jean-Pierre Fabre, chef de file de l’opposition, la coalition n’est pas prête à lâcher du lest. Et d’annoncer un programme jugé « allégé  » pour la semaine suivant : « on n’aura qu’une seule manifestation jeudi. Les musulmans iront à la mosquée le vendredi et les chrétiens seront au pèlerinage à Kovié », a-t-il expliqué.

Revenant sur la question du dialogue en préparation, le leader de l’ANC a fait savoir que l’opposition était déjà prête, et avait même désigné ses représentants aux discussions. Même si, ajoute-t-il, les conditions d’y participer restent les mêmes, notamment la libération des détenus dans le cadres des manifestations et des incendies de Lomé et de Kara. « Si ces mesures ne sont pas prises, les discussions ne vont pas démarrer  » , a-t-il prévenu.

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