Réformes constitutionnelles

Mgr Fanoko Kpodzro réclame la version originelle de l’article 54

Alors que l’Assemblée Nationale issue du scrutin du 20 décembre 2018 vient à peine de s’installer et que de nombreuses voix appellent les nouveaux députés à opérer rapidement les réformes constitutionnelles, l’archevêque métropolitain de Lomé, Mgr Phillipe Fanoko Kpodzro, dans une déclaration rendue public ce mardi à Lomé, insiste sur la nécessité de rétablir l’article 59 de la constitution de 1992 dans sa version originelle ‘’tel que l’a voulu le constituant et tel que l’a disposé le peuple togolais à travers le référendum plébiscitaire du 27 septembre 1992 à savoir que « le Président de la République est élu au suffrage universel direct pour un mandat de cinq ans renouvelable une seule fois et qu’en aucun cas, nul ne peut exercer plus de deux mandats ».
Pour le prélat qui avait présidé la conférence nationale du Togo en 1991 et par la suite le Haut Conseil de la République(HCR), cette disposition de la Constitution est « le fruit, le produit fini des réflexions laborieuses d’éminents juristes et compatriotes togolais parfaitement au fait des réalités sociales, sociologiques, psychologiques et politiques qui se sont ainsi exprimées se fondant sur notre passé commun, pour construire les fondements de notre vivre ensemble et projeter la trajectoire de notre démocratie fondée sur des règles d’une alternance paisible loin de toute velléité de conservation du pouvoir au-delà du nombre de mandat constitutionnel requis ».
A l’endroit de l’opposition togolaise, Mgr Kpodzro a condamné le pilotage à vue de leur combat. Politiques.Il a regretté que bien souvent, les leaders de l’opposition mobilisent la population pour des objectifs dont ils n’ont pas la maîtrise des tenants et aboutissants. « Ils s’engagent dans des bras de fer avec le pouvoir en place sur des questions, certes, aux fondements pertinents, mais ne prévoient pas des plans alternatifs au cas où leurs objectifs ne seraient pas atteints » fait-il remarquer relavant les tergiversations observées dans les rang de l’opposition depuis la proclamation des résultats de l’élection législative du 20 décembre.

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