Haute endémicité du paludisme

L’OOAS veut éliminer le fléau d’ici les prochaines années dans la CEDEAO

Selon les statistiques, 90 % des décès dans la sous-région sont dus au paludisme. La sous-région concentre toujours un fort taux de prévalence et une haute endémicité du paludisme, avec la tête de peloton dévolue au Burkina Faso, au Ghana, à la Côte d’Ivoire, au Niger et au Nigeria.

Pour y faire face, une réunion des experts et partenaires en santé s’est ouverte ce mardi à Lomé et ce, pour quatre (4) jours. Initiative de l’Organisation ouest-africaine de la Santé (OOAS) qui ambitionne éliminer le paludisme d’ici les prochaines années dans la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

Selon les organisateurs, la présente rencontre, sera une occasion pour faire le point des problèmes individuels de chaque pays, mais aussi celles communs pour trouver une solution entière à ce fléau.

« Les germes pathogènes n’ont pas de visa à prendre et peuvent aller d’un pays à un autre », a laissé entendre Dr Amouh Tetteh, de l’OOAS. Il faut donc, a-t-il insisté, une approche régionale pour faire face à ce problème.

Pour ce faire, a-t-il poursuivi, diverses stratégies telles que la promotion de l’utilisation des moustiquaires imprégnées d’insecticide, la prévention chez les femmes enceintes, la chimioprophylaxie chez les enfants de moins de cinq (5) ans en fonction des saisons et des régions seront évoquées au cours de la réunion.

Le paludisme est une maladie provoquée par des parasites du genre Plasmodium. Selon l’OMS, cette maladie cause aux alentours d’un million de victimes par an dans le monde. Environ 40% de la population mondiale est exposée à la maladie et 500 millions de cas cliniques sont observés chaque année.

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