Sommet de Lomé sur la sécurité et la sûreté maritimes

Des annexes à la Charte de Lomé en 2017

La session extraordinaire des Chefs d’État et de gouvernement de l’Union Africaine sur la sécurité et la sûreté maritimes et le développement en Afrique s’est déroulée ce 15 octobre à Lomé. Dans leur majorité, les dirigeants africains présents dans la capitale togolais ont validé le projet de Charte de Lomé sur la thématique.

La Charte de Lomé sur la sécurité et la sûreté maritimes et le développement en Afrique n’est plus un projet mais un document juridique contraignant finalisé adopté et signé par plusieurs Chefs d’États et de gouvernement. Instrument de renforcement de la coopération pour une coordination des efforts des États Africains côtiers, insulaires et enclavés dans la lutte contre l’insécurité maritime, le projet de Charte de Lomé avait reçu le 11 octobre l’assentiment Comité des Représentants Permanents (COREP) de l’UA, puis celui du Conseil exécutif de l’institution.

La Charte de Lomé se présente comme une approche de solution efficace contre les fléaux en mer tels que le terrorisme, l’extrémisme, la criminalité transnationale, les trafics illicites, la pêche INN, etc.

« Nous ne devrions sous aucun prétexte abandonner notre espace maritime à des terroristes, brigands et autres trafiquants criminels faisant de cet espace un lieu de prédation et d’insécurité. Pour ce faire, la réponse à ces multiples menaces nous semble être l’adoption de la Charte sur la sécurité et la sûreté maritimes et le développement », a indiqué au début des travaux le président en exercice de l’UA, SEM. Idris DEBY ITNO. Il a invité au terme des échanges ses pairs à ratifier la Charte conformément à leurs procédures nationales.

« L’aboutissement heureux du long et laborieux processus ayant conduit à l’adoption de la Charte de Lomé n’est qu’un premier pas d’une nouvelle étape dans sa mise en œuvre. Notre volonté commune de nous doter de ce précieux instrument juridique devrait aussi se traduire par notre détermination à le rendre applicable et opérationnel à travers sa ratification. Dans cette perspective, je vous invite à faire de l’entrée en vigueur de la charte, un objectif primordial », a-t-il soutenu.

Ayant reçu beaucoup d’amendements surtout sur son aspect développement, la Charte de Lomé se verra ajoutée dans les prochains mois des annexes en vue d’une adéquation parfaite avec les politiques publiques de développement des différents États membres de l’UA. Il a été demandé, selon nos informations, à la Commission de l’union Africaine de prendre les mesures nécessaires pour convoquer des sessions extraordinaires des Comités techniques spécialisées (CTS) pertinentes qui n’ont pas été associés au processus d’élaboration de la Charte pour qu’ils puissent examiner les questions relevant de leurs mandats respectifs et soumettre leurs contributions à la Charte sous formes d’annexes, à la Conférence des Chefs d’État et de gouvernement, pour examen, en juillet 2017. Une fois adoptées, ces annexes feront partie intégrante de la Charte.

Dix-sept Chefs d’État ont répondu présents à l’invitation de Lomé.

A propos de l'auteur

Ghislain A.-K.

Jeune journaliste, il est un rédacteur du site d’informations pa-lunion.com

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