Violences post-électorales de 2005

10 ans après, les victimes veulent justice et réparations

Le Collectif des associations contre l’impunité (CACIT) et les Victimes des violences post-électorales de 2005 ont co-organisé une rencontre avec la presse ce 28 janvier 2015 pour demander que les réparations promises par l’Etat togolais soient enfin respectées.

Pour les organisateurs de cette conférence de presse il est hors de question qu’on commémore le dixième anniversaire du décès du président Gnassingbé Eyadéma sans qu’on pense un tout petit peu à leur situation qui de jour en jour se dégrade.

« Le 05 février 2005 est une date malheureuse pour certains comme pour nous parce que c’est à partir de cet évènement que nos vies ont basculé », a précisé Mme Akpodo Viviane, veuve d’une des victimes. 

Le CACIT a eu recours à la compétence de la Cour de la CEDEAO qui à son tour a ordonné à l’Etat Togolais d’inviter les juridictions nationales à instruire instamment les plaintes des requérants de façon à rendre effectif leur droit consacré à l’article 7.1 de la charte. « 18 mois après cette décision l’Etat togolais ne s’est pas toujours exécuté. Pourtant les victimes meurent à petit à feu par faute de moyens pour se soigner », déplore le secrétaire exécutif du CACIT, André Kangni Afanou.

Pour rappel, la commission nationale d’enquête indépendante mise en place par le président Faure Essossimna Gnassingbé et dirigée par l’ancien premier ministre Joseph Kokou Koffigoh, ainsi que la commission d’établissement des faits envoyée par les Nations Unies et dirigée par M Doudou Dieng ont donné respectivement les chiffres de 150 et de 400 à 500 mort en cette période.

A propos de l'auteur

Du même auteur

Soutenir par un don